Le sachez tu !? :o Chronique étymologique et culturelle par Laurence Chalon

Le sachez tu !? :o Petite chronique étymologique et culturelle par Laurence Chalon

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dimanche 29 janvier 2023

Le Sachez Tu !? : Gibus, haut de forme et chapeau claque de Antoine et Gabriel Gibus

 Le Sachez Tu !? : Gibus,

ou chapeau claque, désigne un chapeau haut de forme, ayant la faculté de se replier, pour se porter facilement sous le bras, modèle inventé par les frères Antoine et Gabriel Gibus, chapeliers place des Victoires à Paris, qui déposèrent le premier brevet, le 23 juillet 1834.
Les Gibus revendiqueront plus de 30 brevets de chapeaux mécaniques, entre 1834 et 1870, permettant de faire des chapeaux de plus en plus hauts...

Le haut de forme ne se porte plus guère, aujourd'hui, que dans les cérémonies très solennelles, certains mariages en "queue de pie" et les courses hippiques du "Royal Ascot" à Liverpool : il reste l'apanage de l'aristocratie et de la haute finance...

Ci-dessous :
La photographie en très haut gibus de Paul Laurence Dunbar (1872-1906) né et mort à Dayton dans l’Ohio, fils d’esclaves du Kentucky avant la Guerre de Sécession, qui fut le premier écrivain afro-américain à obtenir une réputation nationale.

Il écrivit en 1903 les paroles de la première comédie musicale afro-américaine produite à Broadway :
"In Dahomey".

Il épousa avec la poétesse créole journaliste et activiste Alice Dunbar-Nelson en 1889.
Mais, atteint de tuberculose, il mourut à 33 ans.
Ses œuvres ne sont pas toutes traduites en français.
"In Dahomey" musique :
https://www.youtube.com/watch?v=Mur11wNQ5GE
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vendredi 27 janvier 2023

Le Sachez Tu !? 😮 Galerie des Beautés (suite) Karl Joseph Stieler (1781–1858) Cornelia Vetterlein (1811-1862)

 


Le Sachez Tu !? 😮 Galerie des Beautés (suite)
de Louis I de Bavière pour son chateau de Nymphenburg :
de Karl Joseph Stieler (1781–1858)
Voici le portrait de Cornelia Vetterlein (1811-1862), baronne de künsberg peint en 1828 alors que Cornelia avait 16 ans.
Petite-fille du juge du tribunal de Bayreuth et fille du conseiller d'Etat Vetterlein, Cornelia épousa, à 32 ans, le baron impérial Franz Ludwig von Kunsberg en 1843, dont elle eût une fille
Dans le portrait, elle porte la parure traditionnelle des dames allemande.
Presque tous les portraits ont un arrière-plan symbolique, et ici, le château au loin symbolise la constance.
Louis 1 de Bavière, lui, naquît à Strasbourg le 25 août 1786, jour de la Saint Louis et portait le nom de son parrain le roi de France, Louis XVI.
Mais Louis I fut un époux volage, affichant ses maîtresses.
Celle qui défraya la chronique, en 1847, fut la danseuse hispano-irlandaise Lola Montez, qu'il anoblit en lui conférant le titre de « comtesse de Landsfeld », provoquant un scandale retentissant, qui le contraignit à abdiquer en 1848, en faveur de son fils aîné, Maximilien.
La sulfureuse comtesse dût fuir aux États-Unis.
Roi déchu, Louis I mourut à Nice, en 1868.
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Vétérinaire, véteran, vetuste, vieux... du latin veterinarius, relatif aux bêtes de somme,

 Vétérinaire, véteran, vetuste, vieux...

viennent tous du latin veteranus (vieux, ancien, vétéran), dérivé de vetus, veteris, vieux.
Vétérinaire vient du latin veterinarius (relatif aux bêtes de somme, aux vieux animaux, vétérinaire),
dérivé de veterinus, lui-même de vetus, veteris, vieux.
Ci-dessous :
Soldat blessé rendant visite à un vétéran
signé sur la pierre du banc : 1844
Stanislas Lemoyne d'Aubermesnil, né en 1792 à Dieppe (Seine-Inférieure) et décédé le 14 juillet 1855 à Aubermesnil (Seine-Inférieure).
Substitut à Dieppe et à Rouen, puis procureur du roi à Rouen sous la Restauration, il démissionne en 1830 et s'occupe de la gestion de ses domaines.
Conseiller général du canton d'Offranville, il est député de la Seine-Inférieure de 1849 à 1851, siégeant à droite.
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Le Sachez Tu ?! Mondrian (1872-1944)

 Le Sachez Tu ?! Mondrian :

oui, vous savez, le peintre abstrait, chantre des carreaux et rectangles rouges et noirs, à 50 millions de dollars...
En réalité, le néerlandais Mondrian (1872-1944) n'a pas été toujours aussi minimaliste, et, à l'époque où il n'était encore que Pieter Mondriaan, peignit au début de sa carrière de très belles oeuvres figuratives, pleines d'émotions, jusque vers 1920.
Et puis un jour, patatra...il y eu les carreaux, beaucoup plus lucratifs...
Soleil levant sur le moulin de Heeswijk
-Mill-of-Heeswijk-Sun
et portrait de jeune femme
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Le Sachez Tu !? 😮 Effie Gray et le peintre John Everett Millais

 Le Sachez Tu !?

😮 Effie Gray
de son vrai nom, Euphemia Gray, naquit à Perth, en Ecosse, en 1828 et elle s'y éteignit le soir de Noel 1897, à 69 ans, ne survivant que quelques mois à son célèbre mari, le peintre John Everett Millais.
Mais la vie de Effie ne fut pas un long fleuve tranquille...
Le père d'Effie était l'avocat de la famille Ruskin, et les deux famille, se fréquentant depuis qu'elle avait douze ans, convinrent d'un mariage entre leurs enfants en 1846.
Effie n'avait que 18 ans et son fiancé, le très puritain et très dépressif John Ruskin, était déjà un écrivain, critique d'art, et professeur célèbre, de presque dix ans son ainé.
Hélas, le soir de la nuit de noce, John Ruskin fut "dégouté" par la vision du corps de sa femme et refusa, durant des années, de consommer le mariage, au désespoir de la malheureuse épousée...
En 1853, le tout jeune peintre John Everett Millais sollicita l'aide du célèbre critique Ruskin et devint son jeune protégé, et un habitué du couple.
C'est cette année là que, durant les longues séances de poses pour son tableau "L'ordre de libération", Effie apprit à le connaitre, à apprécier son érudition romantique, son talent et son amour de sa patrie : l'Ecosse.
Elle finit par lui confier sa triste condition d'épouse rejetée.
Eperdument amoureuse, mais se retrouvant dans un triangle fatal et tragique, telle Guenièvre entre Lancelot et Arthur, Effie se décida à faire constater par un médecin que son mari n'avait jamais voulu, ou pu, consommer le mariage, qu'elle était toujours vierge, pour pouvoir convoler en justes noces avec son beau jeune peintre.
Médecins, attestations, trahison, jugement, divorce, et remariage : tout fut réuni pour un véritable scandale dans la très puritaine Angleterre victorienne, et Effie, qui adorait briller et sortir, se vit interdire de toute manifestation officielle par la Reine...
Effie et John Millais eurent quatre garçons et quatre filles.
(on m'a dit : "elle se rattrapa", je cite ! 😉 ) qui servirent tous, comme leur mère, de modèle au célèbre peintre, devenu baronnet et président de l'académie royale, et qui s'éteignit en 1896 d'un cancer de la gorge.
Effie ne survécu que 16 mois à son désormais célèbre Lancelot, et fut enterrée dans sa patrie écossaise, à Perth, au cimetière de Kinnoull, que Millais avait représenté dans un tableau "The Vale of Rest", (vallée du repos) plein de prémonition....
Ci-dessous :
John Everett Millais
"The Order to release" 1853
On dirait une "scène de Outlander",
le tableau est plutôt inspiré du "Rob Roy" de sir Walter Scott :
sa future épouse, Effie, posa pour Millais dans le rôle de cette jeune femme, venue délivrer son écossais de mari des geôles anglaises, épuisée, pieds nus, mais heureuse, tendant le billet de libération à un gardien abasourdi.
Tate Gallery
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Le Sachez Tu !? 😮 La "Galerie des 38 Beautés" au château de Nymphenburg : Amalia von Schintling

 Le Sachez Tu !?

😮 La "Galerie des Beautés"
ou Schönheitengalerie, est une galerie de portraits commandés par le roi Louis Ier de Bavière pour orner son château de Nymphenburg.
Cette galerie rassemble 38 portraits de femmes célèbres pour leur beauté, peintes entre 1827 et 1850, par Joseph Karl Stieler, nommé peintre de cour en 1820.
Le portrait d'Amalia von Schintling, de Joseph Stieler date de 1831 : c'est le douzième des 38 portraits commandés.
Amalia von Schintling, née en 1812, était la fille du major Lorenz von Schintling, et de sa femme Theresia, Freiin von Hacke.
La présence du portrait d'Amalia von Schintling dans la galerie des beautés avait été approuvée par son père, mais pas par son fiancé Fritz von Schintling, cousin d'Amalia.
Il aurait refusé que sa future épouse soit exposée dans la galerie par "sens exagéré de l'honneur".
Hélas, peu de temps avant son mariage avec Fritz et quelques mois après ce portrait, Amalia tomba malade et succomba de la tuberculose le 22 décembre 1831 à l'âge de 19 ans seulement dans sa ville natale de Munich.
Sont rassemblés par ordre chronologique les portraits suivants :
Auguste Strobl (1807-1871), 1827
Maximiliane Borzaga (1806-1837), 1827
Isabella von Taufkirchen-Engelberg (1808-1855), 1828
Amalie von Lerchenfeld, baronne von Krüdener (1808-1888), 1828
Cornelia Vetterlein (1811-1862), 1828
Charlotte von Hagn (1809-1891), 1828
Nanette Kaula, future Mme Salomon Heine (1812-1877), 1829
Anna Hillmayer (1812-1847), 1829
Regina Daxenberger (1811-1872), 1829
Jane Digby, future comtesse d'Ellenborough (1807-1881), 1831
Marianna Bacinetti, marquise Florenzi (1802-1870), 1831
Amalie von Schintling (1812-1831), 1831
Hélène Sedlmayr (1813-1898), 1831
Mademoiselle Bourgin (1806-1853), 1833
Irène von Pallavicini, comtesse von Arco auf Steppberg (1811-1877), 1834
Caroline von Holnstein (1815-1859), 1834
Jane Erskine (1818-1846), 1837
Theresa Spence (1815-?), 1837
Mathilde von Jordan, future baronne von Beust (1817-1856), 1837
Wilhemine Sulzer (1819-?), 1838
Louise von Neubeck (1816-1872), 1839 (disparu en 1936)
Antonia Wallinger (1823-1893), 1840
Rosalie Julie von Bonar (1814-?), 1840
Sophie de Bavière (1805-1872), 1841
Catherine Botzaris, future princesse Karadja (1820-1872), 1841
Caroline Lizius (1825-1908), 1842
Elise List (1822-1893), 1842
Marie de Prusse (1825-1899), 1843
Frédérique von Gumppenberg (1823-1916), 1843
Caroline von Öttingen-Wallerstein (1824-1889), 1843
Emily Milbanke (1822-1910), 1844
Josepha Conti (1823-1881), 1844
Alexandra de Bavière (1826-1875), 1845
Auguste-Ferdinande de Habsbourg-Toscane (1825-1864), 1845
Lola Montez (1821-1861), 1847, maîtresse du roi Louis Ier de Bavière
Maria Dietsch (1835-1869), 1850
Anna von Greiner (1836-?), 1861
Charlotte von Breidbach-Bürresheim, future comtesse Boos zu Waldeck (1838-1920), avant 1863.
Ci-dessous :
Joseph Karl Stieler (1781–1858)
Amalie von Schintling
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Le Sachez Tu !? : Tarmac & Macadam, bitume, goudron, Asphalte

 Le Sachez Tu !? : Tarmac & Macadam

J'ai longtemps cru que tarmac était un mot d'origine lointaine,
un peu comme cornac : il n'en est rien.
Tarmac est l'apocope (le raccourci ) de "tarmacadam"
composé de "tar", (goudron en anglais), et macadam.
Tarmac est une marque déposée :
c'est un revêtement, un matériau breveté en 1901 par Edgar Purnell Hooley (1860-1942) et c'est donc abusivement qu'il désigne aujourd'hui une piste d'aerodrome.
Macadam, lui aussi, désigne abusivement le goudron de la route, puisque ce n'est une technique de remblai des chaussées élaborée par l'Écossais John Loudon McAdam vers 1820 et consistant en plusieurs couches de pierres concassées, de taille de plus en plus petite (sans forcément le revêtement final de goudron).
Le bitume et le goudron sont souvent confondus.
Or, le bitume provient du pétrole,
et le goudron est, quant à lui, issu du charbon.
"Bitume" vient du latin bitumen, mot d’origine gauloise.
"Goudron" vient de l’arabe قطران, qathrān signifiant asphalte et était employé dans le calfatage des navires, pour enduire la coque pour l'imperméabiliser.
Mais il est arrivé qu'on s'en serve aussi pour enduire certains traitres, en l'agrémentant de quelques plumes....
Asphalte, enfin, vient du latin asphaltus, lui-même issu du grec ἄσφαλτος, ásphaltos, désignant aussi la poix, distillée à partir de résine de pin, et facilement inflammable.
La mer morte, celle de la bible, rejette naturellement du bitume.
Ce produit était déjà utilisé par les Egyptiens pour leurs momies, et certains spécialistes pensent que la basse plaine de Siddim ou Sodome, a été recouverte par des sédiments de bitume et se trouverait à présent au fond de la mer morte...
A voir...
Ci-dessous :
Jean Bein (1789 Goxwiller-1857 Paris)
Anges dans le lac de Bitume (ou mer morte)
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