Le sachez tu !? :o Chronique étymologique et culturelle par Laurence Chalon

Le sachez tu !? :o Petite chronique étymologique et culturelle par Laurence Chalon

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mercredi 15 avril 2020

Le sachez tu !? "Maréchaussée" : est une vieille appellation que l'on donne encore aux gendarmes et qui évoque les gens d'arme à cheval, police royale sous l'ancien régime.
Maréchaussée vient de maréchal et est à rapprocher de maréchal ferrant.
Maréchal vient de l’ancien français mareschal, officier des écuries, lui même issu du francique et germanique marhskalk : palfrenier.
Marh signifiait cheval et skalkaz signifiait "serviteur".
Le francique marahscalh, latinisée en latin mariscallus a donné en ancien français mareschal.
A rapprocher de sénéchal : de l'ancien français seneschal, issu du francique siniskalk "doyen" et " serviteur".

mardi 14 avril 2020

Le sachez tu !? Masacara

Le sachez tu !? Masacara : avant d'être un un tube de maquillage pour les cils, lancé à 19 ans par Tom Lyle Williams en 1915 (en regardant sa soeur Mabel se maquiller les cils), Mascara est une région d'Algérie où l'on fabriquait le "Khol" servant à souligner les grands yeux des orientales.
L'origine du nom du lieu Mascara serait la déformation d'une appellation ancienne, soit "Oum El Asker" qui signifie la mère des soldats, soit "M'asker" qui désigne le lieu où se rassemblent les soldats.
Le mascara était de la poudre d'antimoine, roche noire broyée dont on tirait un collyre, le khôl.
Collyre, vient du grec κολλύριον, kollurion (onguent).
En italien, mascara a évolué dans le sens de masque, car pour se déguiser, on se noircissait le visage, puis vers mascarade.
Enfin, pour être exhaustive, on notera que khôl provient de l’arabe كحل kuḥl (antimoine), et en hébreu כחל kaḥal signifie bleu
La Juive de Tanger, Charles Zacharie Landelle, après 1866
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Le sachez tu !? "Galvanisation" : Luigi Galvani, est un médecin originaire de Bologne en Italie (1737-1798) : c'est lui qui invente la petite expérience où l'on envoie l'électicité qui fait bouger la patte de la grenouille par l'action de l'électricité statique, en 1781.
Alessandro Volta reprend cette expérience d'électricité statique et s'en inspire pour construire sa pile voltaïque à partir de la pile galvanique.
La galvanisation est le dépôt d'une couche de zinc anti-corrosive sur l'acier ( alliage de fer+charbon), par l'électrolyse (si j'ai bien compris...)
Galvaniser, au sens figuré, signifie par extrapolation : exalter, enflammer, enthousiasmer.
C'est l'action que fait le discours d'un général sur ses troupes avant la bataille...
(ou encore, celle que tente de faire le discours d'un président pendant le confinement par exemple...)

samedi 11 avril 2020

Récalcitrant du latin recalcitrare (ruer) constitué de re-(derriere) et calx, calcis (talon, cailloux)

Le sachez tu !? Récalcitrant vient du verbe recalcitrer issu du latin recalcitrare (ruer) constitué de re-(derriere) et calx, calcis (talon, cailloux) que l'on a déjà vu dans calcul, qui se faisait avec des abaques.
Abaque : ἄβαξ abax signifie « table à poussière », et de abaq אבק en hébreu signifiant « poussière »
"Le peintre dans la nature, le coup de pied de l’âne".
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Au Bon Marché de la fin du XIXe siècle

Le sachez tu !? Le "Lusitania" était un paquebot transatlantique britannique torpillé en 1915 par un sous-marin allemand, au large de l'Irlande, car il transportait un chargement secret de munitions, venus des Etats Unis.
Ce torpillage fit 1200 morts dont 128 américains et joua un rôle important dans l'implication des Etats Unis dans la Première Guerre mondiale à partir 1917.
Les Anglais nièrent farouchement la présence de munitions, et il faudra attendre 1972 pour que les archives le démontrent.
Le Lusitania convoyait cinquante tonnes d'obus et de grandes quantités de poudres et explosifs divers.
Il était au surplus armé de douze canons.
Les services secrets britanniques ont agi par excès de zèle en pensant qu'aucun sous-marin n'oserait attaquer un navire transportant des passagers civils
La Lusitanie était une province romaine correspondant au Portugal

vendredi 10 avril 2020

Le sachez tu !? Slip : (sujet) glissant ! ;)

Le sachez tu !? Slip date de 1913 et vient de l’anglais slip, glisser. C'est donc un faux anglicisme, puisque en anglais, un slip ne s'appelle pas slip mais "briefs" ou underpants, pants, panty, undies ou encore knickers.
Les Égyptiens de l’antiquité portaient le pagne.
Les romains et les grecs portaient une bande de tissu nouée devant et derrière ressemblant à un lange : le subligaculum, du latin subligo, lier en-dessous , avec le suffixe -culum, petit.
Au Moyen Age, en revanche, on avait les fesses à l'air sous ses braies.
Les "sans culottes" de la Révolution française ne portaient pas cette culotte courte et brodée, s'arrêtant au genou tenue de la noblesse
En 2020, lors de la pandémie du Corona Virus, la pénurie de masque amena certains à s'équiper de slips en guise de protection (lavés au préalable).

Le sachez tu !? :O Autodafé : acte de foi

Le sachez tu !? Autodafé n'a rien à voir, à l'origine, avec le feu, ni avec une quelconque "auto censure" : en portugais "auto da fé " signifie "acte de foi" et vient du latin "Actus Fidei".
Il s'agissait d'une cérémonie de pénitence publique organisée par le tribunal de l'Inquisition portugaise et espagnole.
Autodafé est devenu synonyme d'exécution publique par le feu car les personnes jugées étaient souvent condamnées au bûcher et brûlées vives (hérétiques, juifs, musulmans).
Le premier auto da fe eut lieu à Séville, en Espagne, en 1481 et le dernier, à Mexico en 1850.
Fransisco de Goya et plus tard Eugenio Lucas, ont représenté de nombreux tableaux de condamnés par un tribunal de l'inquisition, menés par la ville de façon humiliante et dégradante, parfois vêtus du Sambenito (st benoit) et d'un chapeau pointu, le Coraza, pour servir d'exemple.
Condamner : con-damnare (damner).
Le centre du tableau ci dessous est occupé par la tache blanche du dos du condamné, lacérée de marques sanglantes, alors qu'un des bourreau lève la main et s'apprête à le frapper.
La foule se moque et encourage les enfants à faire de même.
A Valencia, entre 1566 et 1700, sur 1 422 condamnés à revêtir le sambenito, 126 durent le porter à vie.
"Condamnés par l'Inquisition 1862"
de Eugenio Lucas y Padilla, dit Eugenio Lucas Velázquez, né à Madrid 1817 et mort à Madrid en 1870
Musée du Prado.